Des Maisons d’Archambault – No 4

Dans ce numéro vous découvrirez des édifices, des maisons et des lieux dans le Vieux-Montréal et aux environs, faisant référence à des descendants de Jacques Archambault.

À vous de suivre leurs pas à l’aide de cette carte.

Maisons et édifices Archambault à Montréal

Salle de consultation Conrad-Archambault

275, rue Notre-Dame Est, Montréal

En 1938 la ville de Montréal, a adopté la version actuelle de ses armoiries, modifiées par leur archiviste en chef Conrad Archambault, afin de les rendre conformes aux règles de l’héraldique.

Cette salle de consultation est un site entièrement consacré aux archives historiques de la Ville de Montréal. C’est dans cette salle qu’a été conservé précieusement le contrat du premier puits de Ville-Marie, creusé par notre ancêtre Jacques Archambault en 1658.

Chef archiviste de la Ville de Montréal, Conrad Archambault est né à Montréal le 23 décembre 1893 du mariage de Joseph et d’Alexina Drouin. En 1933, Conrad a mis sur pied les dossiers de coupures de presse qui avaient pour objectif de sélectionner la documentation qui se rapporte à l’administration de la Ville de Montréal.

À l’avant-plan de la photo, réplique du puits creusé en 1658 par l’ancêtre Jacques Archambault,
inauguré devant quelques 250 de ses descendants le 20 octobre 1984.

Photo Pierre Archambault

Recherche et rédaction

Pierre Archambault,  Granby

Révision

Richard Archambault, Pointe-Claire
Diane Chabot, Pointe-Claire

Traduction des articles

Merci à tous nos traducteurs bénévoles

Mise en page et traduction

Monique Archambault, Saint-Étienne-de-Bolton

Collaboration

Raynald Archambault, Québec


Sommaire

Immeuble Archambault

351, place D’Youville, Montréal

Immeuble Archambault, 351, place D’Youville,
angle de la rue Saint-Pierre.

Construit en 1854 par un dénommé A. Archambault, le bâtiment servait de magasin-entrepôt. Il compte cinq étages, et le matériau dominant est la pierre sur le côté est, rue Saint-Pierre.

Les portes et les fenêtres ayant été modifiées en 1950, la façade place D’Youville n’a plus son aspect d’origine, car elle a reçu un parement de brique.

L’immeuble Archambault est situé tout près de la reproduction du puits creusé à l’automne 1658 par notre ancêtre Jacques Archambault, à côté du musée de la Pointe-à-Callière.

Le Vieux-Montréal
Photo : Wikipédia, l’encyclopédie libre

Maison Archambault et Watier

211, rue de la Commune Ouest, Montréal

Ce bâtiment, situé au 211, rue de la Commune Ouest compte cinq niveaux et constitue l’aile est d’un ensemble de trois entrepôts. Grâce à sa situation sur les quais, nouvellement aménagés, l’entrepôt se prêtait très bien au commerce de l’import-export.

« Le commerce du foin et des céréales au XIXe siècle était sans doute des plus importants à Montréal.

La maison Archambault et Watier, au 211, rue de la Commune Ouest, était l’une des plus considérables du genre. Le grand entrepôt de l’entreprise de 100 pieds sur 75 se situait au 165, rue de la Commune Ouest. Les commandes d’importation et d’exportation étaient régulières et toujours remplies selon les termes les plus raisonnables. »

La Maison-Jane-Tate

420, rue Bonsecours, Montréal

Édifice Marie-Paule Nolin
(née Archambault)
Photo : Répertoire du patrimoine
culturel du Québec

Cette maison-boutique a été construite en 1863-1864 pour Mlle Jane Tate sur des terrains qui lui appartenaient depuis 1856. Le bâtiment de pierre de trois étages compte deux locaux commerciaux au rez-de-chaussée et des logements aux étages.

La proximité du marché Bonsecours et de la place Jacques-Cartier semble orienter la vocation de l’immeuble, car plusieurs de ses occupants sont associés au secteur de l’alimentation. Vers 1940, la National Dried Fruit Co. s’installe dans l’immeuble et occupe tout le rez-de-chaussée jusqu’à l’arrivée, en 1963, des ateliers de haute couture de Marie-Paule Archambault-Nolin (1908-1987), fille de Charles Auguste et d’Anna Beaudry considérée comme « la grande dame de la haute couture montréalaise ».

Le bâtiment subit alors sa première importante restauration intérieure et extérieure en 1963. La même année, il est classé sous la dénomination de Maison-Nolin. La dénomination officielle de l’immeuble est changée en 2004 pour Maison-Jane-Tate.

Création Marie-Paule Nolin.
Musée McCord

Marie-Paule Archambault-Nolin.
Photo : Archives nationales du Québec

La maison du Notaire Louis Archambault

20, rue Saint-Paul Est, Montréal

Le 9 octobre 1876, le notaire et conseiller législatif Louis Archambault acquérait un bâtiment de trois étages situé au 20, rue Saint-Paul Est, avec dénivellation importante entre la façade de la rue Saint-Paul et celle de la rue de la Commune.

L’édifice avait été construit en 1846 par le docteur Archibald Hall. Durant la fin de la crise vers 1840, Hall a eu de la difficulté à louer le principal local. Il réussit à le louer à un musicien de piano puis il a annulé la location et loué à un fabriquant de chaussures, puis au Shakespeare Club de 1847 à 1848 et enfin à un marchand de vêtements.

Louis Archambault est décédé à L’Assomption en 1890 et la succession prit possession de l’édifice jusqu’au 7 juin 1945.

Place Jacques-Cartier Montréal
Photo : Wikipédia, l’encyclopédie libre

Édifice Louis-Archambault

4352, rue Saint-Denis, Montréal

Photo : Centre photographique de la Ville de Montréal
Il est gravé sur la pierre taillée de l’édifice
« Édifice Louis-Archambault, Société des artisans canadiens-français »

Photo : Photothèque, Société historique du Saguenay, Document : P2-S7-P10450-1
Remerciement à Mme Myriam Gilbert, archiviste de la SHS

Louis Archambault, fondateur de la Société des artisans canadiens-français, artisan, mutualiste et entrepreneur en construction, fils de Louis et d’Angélique Prud’homme est né le 7 mars 1829 à L’Assomption, Québec.

Rue Saint-Denis, Montréal

L’Hôtel du Canada et l’Hôtel Donegana

Angélique Archambault, hôtelière

 

 

À gauche, Hôtel du Canada, d’après une gravure de 1872, Angle des rues Sainte-Thérèse et Saint-Gabriel, Montréal

À droite, Hôtel Donegana. Wikipédia, l’Encyclopédie libre

L’hôtel du Canada, le plus sélect de Montréal a été administré par l’hôtelière Angélique Archambault née à Pointe-aux-Trembles, Montréal le 18 octobre 1812, fille de Jean-Baptiste Archambault et Thérèse Archambault.

Au nombre des clients les plus prestigieux du grand hôtel d’Angélique, l’histoire retient les noms du prince Jérôme Napoléon, frère cadet de Napoléon 1er, qui y est descendu en 1861.

La chronique de l’époque témoigne du succès et de la prospérité de l’établissement au cours des années qui suivent. On souligne notamment « qu’il était meublé avec luxe et que sa table avait grand nom. On s’y rendit pour l’agrément, pour de nombreux banquets et même des bals… »

Incendié en 1849, un second établissement portera le nom d’hôtel Donegana, rue Notre-Dame angle rue Bonsecours, Montréal, qui s’est transformé en « hôtel pour les malades » devenu l’hôpital Notre-Dame emménagé dans l’immeuble actuel de la rue Sherbrooke.

Ruines de l’hôtel Donegana
Archives Musée McCord

La maison d’Alphonse et d’Yvonne Robert

721, rue Allard, Verdun

Photo : Pierre Archambault
En médaillon au bas, Pierre, archiviste de l’Association des Archambault
d’Amérique et en haut en médaillon, Nicole son épouse,

autrefois voisine de palier au 723.

Yvonne Robert
Alphonse

 

 

Construite en 1929, les six enfants d’Alphonse et d’Yvonne ont vécu dans cette maison. Elle a été vendue en 1977 suite au décès d’Yvonne, devenue veuve.

Alphonse est né à Saint-Henri le 18 février 1897 et décédé le 10 mai 1949, d’une hémorragie cérébrale en écoutant la radio. Il était âgé de 59 ans et laissait son épouse et ses six enfants.

Son épouse Yvonne Robert est née à Verdun le 13 janvier 1898 et décédée le 21 janvier 1977 âgée de 79 ans.

Photo : Pierre Archambault
Dans l’ordre habituel : Hélène, Yolande,
Pierre, Yvon, Alphonse et André.

Maison Archambault-Musique

Entreprise fondée en 1896 par Edmond Archambault, fils de Zéphirin et de Marie Délima Archambault de Saint-Paul-l’Ermite.

Marchand de musique heureux en affaires, il vend des partitions, des pianos, des orgues et des violons. Son entreprise est très florissante pendant les 30 premières années du XXe siècle, si bien qu’en 1928 Edmond fait construire par l’ingénieur Gaspard Archambault un immeuble de sept étages de style Art déco où il emménage en 1930. C’est l’immeuble qu’on peut toujours voir à l’angle des rues Sainte-Catherine Est et Berri à Montréal.

Edmond Archambault

La maison de Rodolphe Tourville et de
Berthe Archambault à Outremont

Patrimoine architectural de Montréal

Claude-V. Marsolais
LA PRESSE – Publié le 11 octobre 2005

Rodolphe se fit construire en 1914 l’une des plus imposantes résidences d’Outremont, située au 22, avenue Ainslie. Avec son toit en ardoise et son revêtement en brique picotée à l’oxyde de fer et en pierre calcaire, son style est éclaté puisqu’il emprunte aussi bien à celui de la Renaissance anglaise qu’à ceux des styles Tudor et Édouardien avec une touche Arts & Crafts. Les spécialistes de l’architecture le qualifient de Free Style.

Comptant 20 pièces, ainsi qu’une dépendance détachée où sont logés un garage et un appartement de deux pièces et demi, l’intérieur a été conçu pour assurer le confort de son propriétaire. Les pièces de la façade et du côté gauche étant réservées à la famille tandis que la partie ouest était à l’usage des domestiques.

À l’entrée, le visiteur se retrouve dans un très grand hall divisé en deux par une triple arche en chêne foncé de style Tudor. Un foyer a été inséré dans le mur au-delà de l’arche. L’escalier monumental menant à l’étage supérieur est aussi en chêne et du même style. Une verrière où l’on aperçoit des écussons commémorant le quatrième centenaire de la découverte du Canada par Jacques-Cartier (1534-1934) disperse une lumière feutrée.

Un couloir mène à la salle à manger et au salon principal. La salle à manger est magnifique avec ses lambris en acajou, son plafond à caissons incrusté de motifs en plâtre et sa porte à glissière avec verre biseauté qui donne sur une pièce de séjour, anciennement le solarium. Le tapis d’époque (1930) a été conservé.

Le salon de style géorgien avec de somptueux lambris de chêne compte un foyer alimenté au gaz entouré par des fenêtres décorées de vitraux à écussons, une immense rosace au plafond et un petit coin où l’on retrouve une banquette avec des coins sculptés en bois (cosy corner) qui fait le plus bel effet.

Un autre salon plus petit de style français avec son faux foyer électrique et son magnifique plafond de plâtre décoré était anciennement réservé aux dames.

À l’arrière, l’ancien solarium a fait place à un vivoir, mais on a conservé le foyer, les murs lambrissés et les vitraux d’origine. À l’étage, cinq chambres de bonne dimension donnent sur un hall où l’on retrouve une magnifique table sculptée dont les pieds représentent des personnages. Cette table avait été laissée par le propriétaire d’origine. Au sous-sol, on retrouve une grande salle de séjour, une salle de billard, la salle de lavage et la chaufferie.