La famille de Jacques Archambault et les Autochtones dans les années 1646-1700 en Nouvelle-France

Lors de notre rencontre à Repentigny pour l’assemblée générale annuelle du 11 juin 2023, Richard Archambault, notre ancien président, nous a livré une intéressante conférence qui démontrait bien les liens que la famille de Jacques Archambault a eu avec les autochtones au début de la colonie. Pour ceux et celles qui n’ont pu assister à cette rencontre qui soulignait en même temps le 40e anniversaire de notre association, voici le contenu de sa présentation PowerPoint.

Les Premières nations du Canada

L’arrivée des Amérindiens en Amérique remonte à 12 000 ans environ, mais de récentes découvertes archéologiques feraient remonter les premières migrations à 40 000 ans. Venant de Sibérie, ils auraient traversé le détroit de Béring, plusieurs fois à sec au cours de la dernière grande glaciation, puis peuplé le continent américain.

Ils tiraient leur subsistance de la chasse et de la cueillette, des activités qui exigent l’accès à un vaste territoire. La pêche était également très importante, tout comme la pêche à la baleine, la chasse au phoque et la capture d’autres espèces marines. Les Autochtones employaient de nombreuses plantes pour les rites religieux et les cérémonies et ils s’en servaient également comme médicaments et comme nourriture.

Dans le territoire qui correspond de nos jours au sud de l’Ontario et le long du Saint-Laurent, les Iroquois pratiquaient l’agriculture et avaient adopté un mode de vie plus sédentaire avant l’arrivée des Européens.

Source : https://www.authentikcanada.com/ca-fr/faq/les-amerindiens

Amérindiens du Québec, peuple des premières nations (aventuresnouvellefrance.com)

Les Iroquoiens

Québec : Wendat (Hurons venant des Grands-Lacs) (établis à Québec vers 1650), Montagnais

Trois-Rivières : Atikamekws et Abénakis

Montréal : Abénaquis et Mohawks

Rencontres

Samuel de Champlain arrive à Québec – George Agnew Reid – 1909 – Histoire de la Nouvelle-France — Wikipédia (wikipedia.org)

Échanges culturels

Les Européens ont appris :

  • à se déplacer sur le territoire : durant la belle saison en canoë (canot d’écorce de bouleau) et durant l’hiver en raquette.
  • à chasser le gibier.
  • à se vêtir avec les peaux (mocassins, manteaux de peaux).
  • à pêcher.
  • à fumer la viande et le poisson.
  • à cueillir les fruits et baies.
  • à cultiver les légumes : courges, citrouilles, maïs, haricots verts.
  • à cultiver le tabac (calumet).
  • à se soigner avec les plantes.

Les Européens ont exploité les membres des Premières Nations

En échange des précieuses fourrures, ils donnaient des objets de pacotille : verre, miroir, perles décoratives, boisson, couvertures.

Les missionnaires les ont colonisés en tentant de leur interdire leurs croyances, en échange ils offraient les rites catholiques ou protestants.

  • Ils leur ont donné le nom de sauvages.
  • Ils leur ont imposé leur culture et leur mode de vie.
  • Ils leur ont apporté les maladies qui ont décimé quelques nations (Malécites).
  • Ils ont pris possession de leurs territoires ancestraux.
  • Ils ont engagé des soldats contre plusieurs nations.
  • Ils leur fournissent des armes. (Anglais)

À Ville-Marie

Les autochtones menacent continuellement les habitants qui habitent le fort la nuit.

L’ancêtre Jacques Archambault se voit confier la redoute de l’Enfant-Jésus.

1651, le 26 juillet, décès de Denys Archambault, fils de Jacques.

Redoute de l’Enfant-Jésus

« Vers 1650, la plus grande partie des terres qu’on défrichait alors était au nord de la première église Notre-Dame, et comme les travailleurs pouvaient y être attaqués à l’improviste par les Iroquois, M. de Maisonneuve avait eu la précaution de faire construire au-dessus du coteau, une redoute qui leur servait de retraite et de lieu de défense. Elle avait vingt pieds en carré, seize pieds de hauteur, et possédait une cheminée que le froid excessif du pays rendait nécessaire. Mais, dès le mois de février 1654, les défrichements s’étendant plus loin du côté est, il fit construire une seconde redoute au-dessus du coteau Saint-Louis semblable à la première. »

Premier puits notarié de Ville-Marie

En 1658, pour éviter de devoir puiser l’eau dans le fleuve Saint-Laurent, en dehors de l’enceinte du fort, Jacques Archambault signe un contrat avec Chomedey de Maisonneuve pour creuser un puits à l’intérieur du fort.

Dollard et ses compagnons remontent la rivière Outaouais, traversent Carillon et les chutes à Blondeau jusqu’au Long-Sault.

Serment de Dollard des Ormeaux et de ses compagnons dans la chapelle de l’Hôtel-Dieu de Montréal. 1660

Le_serment_de_Dollard_des_Ormeaux (wikimedia.org)

Les conflits perdurent

Il faudra attendre 1665 avant que le roi de France ne se décide à envoyer un régiment (Carignan-Salières) en Nouvelle France.

Massacre de Lachine

En 1689, le 5 août, les Iroquois massacrent les habitants de Lachine.

Le Fort Rémy en 1671 Wikipédia (wikipedia.org)

Bataille de la Coulée-Grou

En 1690, le 2 juillet, une centaine d’Iroquois, sur la rivière des Prairies, font une nouvelle attaque près de la Coulée-Grou au nord-est de l’Île de Montréal.

Guerrier_iroquois (wikimedia.org)

Les acteurs de Ville-Marie

Furent tués au cours du combat :

  • Colombet, commandant ;
  • Joseph de Montenon, sieur de Larue ;
  • Jean Jalot, chirurgien ;
  • Guillaume Richard dit Lafleur, capitaine de la milice de la Pointe-aux-Trembles ;
  • Joseph Cartier dit Larose ;
  • Jean Beaudoin ;
  • Pierre Marsta ;
  • Jean Delpué, dit Parisot ;
  • Nicolas Joly ;
  • Un engagé inconnu de Beauchamp ;
  • Isaac, soldat.

Furent faits prisonniers et brulés :

  • Jean Rainaud dit Planchard ;
  • Jean Grou ;
  • Paschange (de Rennes) ;
  • Le Bohême (Dargan).

Fut fait prisonnier puis relâché :

  • Pierre Payet (absent 3 ans puis relâché en échange d’un chef indien)

Les autres (une dizaine) se réfugient au fort de Folleville (dont Jean Coron)

Bataille de Coulée Grou, entre les Français et les Iroquois (histoire-du-quebec.ca)

Liens des descendants de Jacques avec des acteurs de la Coulée-Grou

Registre de Pointe-aux-Trembles

Registre de Pointe-aux-Trembles 1694 – transcription

Sépulture 10

En marge : Inhumation de ceux qui ont été tués au bas de l’Ile de Montréal

Le 2 novembre 1694, ont été inhumés dans notre cimetière, le commandant dit Frs de Colombet, lieutenant réformé dans les troupes, Jean Jalot, chirurgien, Lafleur, le lieutenant Richard, capitaine du haut de cette paroisse, Larose, canadien, Jean Beaudoin, Pierre Masta, (Jean Dalpé dit Parizeau, Jean Beaudoin ajout en marge) soldats qui ont été tués par les Iroquois dans l’attaque du bout de l’Ile de Montréal, en bas de la Coulée de Jean Grou, le jour de l’Assomption de la Sainte Vierge, 24 juillet. Avons enterré leurs corps du mieux que l’on pouvait faire, sur les lieux dits et les carcasses des ennemis et j’ai fait enlever aujourd’hui les corps de ceux qui seront mis dans une même bière et dans une même fosse : en leur donnant un service dans 8 jours. Le tout fait.

Grasset.

Enfin la Grande Paix de Montréal est signée en 1701

Mais, 400 ans plus tard, tout n’est pas encore réglé.

Coulée-Grou en image 1

Coulée Grou — Wikipédia (wikipedia.org)

Coulée-Grou en image 2

Coulée Grou — Wikipédia (wikipedia.org)

Coulée-Grou en image 3

Coulée-Grou en image 4

Coulée Grou — Wikipédia (wikipedia.org)

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La famille de Jacques Archambault et les Autochtones dans les années 1646-1700 en Nouvelle-France

Lors de notre rencontre à Repentigny pour l’assemblée générale annuelle du 11 juin 2023, Richard Archambault, notre ancien président, nous a livré une intéressante conférence qui démontrait bien les liens que la famille de Jacques Archambault a eu avec les autochtones au début de la colonie. Pour ceux et celles qui n’ont pu assister à cette rencontre qui soulignait en même temps le 40e anniversaire de notre association, voici le contenu de sa présentation PowerPoint.

Les Premières nations du Canada

L’arrivée des Amérindiens en Amérique remonte à 12 000 ans environ, mais de récentes découvertes archéologiques feraient remonter les premières migrations à 40 000 ans. Venant de Sibérie, ils auraient traversé le détroit de Béring, plusieurs fois à sec au cours de la dernière grande glaciation, puis peuplé le continent américain.

Ils tiraient leur subsistance de la chasse et de la cueillette, des activités qui exigent l’accès à un vaste territoire. La pêche était également très importante, tout comme la pêche à la baleine, la chasse au phoque et la capture d’autres espèces marines. Les Autochtones employaient de nombreuses plantes pour les rites religieux et les cérémonies et ils s’en servaient également comme médicaments et comme nourriture.

Dans le territoire qui correspond de nos jours au sud de l’Ontario et le long du Saint-Laurent, les Iroquois pratiquaient l’agriculture et avaient adopté un mode de vie plus sédentaire avant l’arrivée des Européens.

Source : https://www.authentikcanada.com/ca-fr/faq/les-amerindiens

Amérindiens du Québec, peuple des premières nations (aventuresnouvellefrance.com)

Les Iroquoiens

Québec : Wendat (Hurons venant des Grands-Lacs) (établis à Québec vers 1650), Montagnais

Trois-Rivières : Atikamekws et Abénakis

Montréal : Abénaquis et Mohawks

Rencontres

Samuel de Champlain arrive à Québec – George Agnew Reid – 1909 – Histoire de la Nouvelle-France — Wikipédia (wikipedia.org)

Échanges culturels

Les Européens ont appris :

  • à se déplacer sur le territoire : durant la belle saison en canoë (canot d’écorce de bouleau) et durant l’hiver en raquette.
  • à chasser le gibier.
  • à se vêtir avec les peaux (mocassins, manteaux de peaux).
  • à pêcher.
  • à fumer la viande et le poisson.
  • à cueillir les fruits et baies.
  • à cultiver les légumes : courges, citrouilles, maïs, haricots verts.
  • à cultiver le tabac (calumet).
  • à se soigner avec les plantes.

Les Européens ont exploité les membres des Premières Nations

En échange des précieuses fourrures, ils donnaient des objets de pacotille : verre, miroir, perles décoratives, boisson, couvertures.

Les missionnaires les ont colonisés en tentant de leur interdire leurs croyances, en échange ils offraient les rites catholiques ou protestants.

  • Ils leur ont donné le nom de sauvages.
  • Ils leur ont imposé leur culture et leur mode de vie.
  • Ils leur ont apporté les maladies qui ont décimé quelques nations (Malécites).
  • Ils ont pris possession de leurs territoires ancestraux.
  • Ils ont engagé des soldats contre plusieurs nations.
  • Ils leur fournissent des armes. (Anglais)

À Ville-Marie

Les autochtones menacent continuellement les habitants qui habitent le fort la nuit.

L’ancêtre Jacques Archambault se voit confier la redoute de l’Enfant-Jésus.

1651, le 26 juillet, décès de Denys Archambault, fils de Jacques.

Redoute de l’Enfant-Jésus

« Vers 1650, la plus grande partie des terres qu’on défrichait alors était au nord de la première église Notre-Dame, et comme les travailleurs pouvaient y être attaqués à l’improviste par les Iroquois, M. de Maisonneuve avait eu la précaution de faire construire au-dessus du coteau, une redoute qui leur servait de retraite et de lieu de défense. Elle avait vingt pieds en carré, seize pieds de hauteur, et possédait une cheminée que le froid excessif du pays rendait nécessaire. Mais, dès le mois de février 1654, les défrichements s’étendant plus loin du côté est, il fit construire une seconde redoute au-dessus du coteau Saint-Louis semblable à la première. »

Premier puits notarié de Ville-Marie

En 1658, pour éviter de devoir puiser l’eau dans le fleuve Saint-Laurent, en dehors de l’enceinte du fort, Jacques Archambault signe un contrat avec Chomedey de Maisonneuve pour creuser un puits à l’intérieur du fort.

Dollard et ses compagnons remontent la rivière Outaouais, traversent Carillon et les chutes à Blondeau jusqu’au Long-Sault.

Serment de Dollard des Ormeaux et de ses compagnons dans la chapelle de l’Hôtel-Dieu de Montréal. 1660

Le_serment_de_Dollard_des_Ormeaux (wikimedia.org)

Les conflits perdurent

Il faudra attendre 1665 avant que le roi de France ne se décide à envoyer un régiment (Carignan-Salières) en Nouvelle France.

Massacre de Lachine

En 1689, le 5 août, les Iroquois massacrent les habitants de Lachine.

Le Fort Rémy en 1671 Wikipédia (wikipedia.org)

Bataille de la Coulée-Grou

En 1690, le 2 juillet, une centaine d’Iroquois, sur la rivière des Prairies, font une nouvelle attaque près de la Coulée-Grou au nord-est de l’Île de Montréal.

Guerrier_iroquois (wikimedia.org)

Les acteurs de Ville-Marie

Furent tués au cours du combat :

  • Colombet, commandant ;
  • Joseph de Montenon, sieur de Larue ;
  • Jean Jalot, chirurgien ;
  • Guillaume Richard dit Lafleur, capitaine de la milice de la Pointe-aux-Trembles ;
  • Joseph Cartier dit Larose ;
  • Jean Beaudoin ;
  • Pierre Marsta ;
  • Jean Delpué, dit Parisot ;
  • Nicolas Joly ;
  • Un engagé inconnu de Beauchamp ;
  • Isaac, soldat.

Furent faits prisonniers et brulés :

  • Jean Rainaud dit Planchard ;
  • Jean Grou ;
  • Paschange (de Rennes) ;
  • Le Bohême (Dargan).

Fut fait prisonnier puis relâché :

  • Pierre Payet (absent 3 ans puis relâché en échange d’un chef indien)

Les autres (une dizaine) se réfugient au fort de Folleville (dont Jean Coron)

Bataille de Coulée Grou, entre les Français et les Iroquois (histoire-du-quebec.ca)

Liens des descendants de Jacques avec des acteurs de la Coulée-Grou

Registre de Pointe-aux-Trembles

Registre de Pointe-aux-Trembles 1694 – transcription

Sépulture 10

En marge : Inhumation de ceux qui ont été tués au bas de l’Ile de Montréal

Le 2 novembre 1694, ont été inhumés dans notre cimetière, le commandant dit Frs de Colombet, lieutenant réformé dans les troupes, Jean Jalot, chirurgien, Lafleur, le lieutenant Richard, capitaine du haut de cette paroisse, Larose, canadien, Jean Beaudoin, Pierre Masta, (Jean Dalpé dit Parizeau, Jean Beaudoin ajout en marge) soldats qui ont été tués par les Iroquois dans l’attaque du bout de l’Ile de Montréal, en bas de la Coulée de Jean Grou, le jour de l’Assomption de la Sainte Vierge, 24 juillet. Avons enterré leurs corps du mieux que l’on pouvait faire, sur les lieux dits et les carcasses des ennemis et j’ai fait enlever aujourd’hui les corps de ceux qui seront mis dans une même bière et dans une même fosse : en leur donnant un service dans 8 jours. Le tout fait.

Grasset.

Enfin la Grande Paix de Montréal est signée en 1701

Mais, 400 ans plus tard, tout n’est pas encore réglé.

Coulée-Grou en image 1

Coulée Grou — Wikipédia (wikipedia.org)

Coulée-Grou en image 2

Coulée Grou — Wikipédia (wikipedia.org)

Coulée-Grou en image 3

Coulée-Grou en image 4

Coulée Grou — Wikipédia (wikipedia.org)

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La famille de Jacques Archambault et les Autochtones dans les années 1646-1700 en Nouvelle-France

Lors de notre rencontre à Repentigny pour l’assemblée générale annuelle du 11 juin 2023, Richard Archambault, notre ancien président, nous a livré une intéressante conférence qui démontrait bien les liens que la famille de Jacques Archambault a eu avec les autochtones au début de la colonie. Pour ceux et celles qui n’ont pu assister à cette rencontre qui soulignait en même temps le 40e anniversaire de notre association, voici le contenu de sa présentation PowerPoint.

Les Premières nations du Canada

L’arrivée des Amérindiens en Amérique remonte à 12 000 ans environ, mais de récentes découvertes archéologiques feraient remonter les premières migrations à 40 000 ans. Venant de Sibérie, ils auraient traversé le détroit de Béring, plusieurs fois à sec au cours de la dernière grande glaciation, puis peuplé le continent américain.

Ils tiraient leur subsistance de la chasse et de la cueillette, des activités qui exigent l’accès à un vaste territoire. La pêche était également très importante, tout comme la pêche à la baleine, la chasse au phoque et la capture d’autres espèces marines. Les Autochtones employaient de nombreuses plantes pour les rites religieux et les cérémonies et ils s’en servaient également comme médicaments et comme nourriture.

Dans le territoire qui correspond de nos jours au sud de l’Ontario et le long du Saint-Laurent, les Iroquois pratiquaient l’agriculture et avaient adopté un mode de vie plus sédentaire avant l’arrivée des Européens.

Source : https://www.authentikcanada.com/ca-fr/faq/les-amerindiens

Amérindiens du Québec, peuple des premières nations (aventuresnouvellefrance.com)

Les Iroquoiens

Québec : Wendat (Hurons venant des Grands-Lacs) (établis à Québec vers 1650), Montagnais

Trois-Rivières : Atikamekws et Abénakis

Montréal : Abénaquis et Mohawks

Rencontres

Samuel de Champlain arrive à Québec – George Agnew Reid – 1909 – Histoire de la Nouvelle-France — Wikipédia (wikipedia.org)

Échanges culturels

Les Européens ont appris :

  • à se déplacer sur le territoire : durant la belle saison en canoë (canot d’écorce de bouleau) et durant l’hiver en raquette.
  • à chasser le gibier.
  • à se vêtir avec les peaux (mocassins, manteaux de peaux).
  • à pêcher.
  • à fumer la viande et le poisson.
  • à cueillir les fruits et baies.
  • à cultiver les légumes : courges, citrouilles, maïs, haricots verts.
  • à cultiver le tabac (calumet).
  • à se soigner avec les plantes.

Les Européens ont exploité les membres des Premières Nations

En échange des précieuses fourrures, ils donnaient des objets de pacotille : verre, miroir, perles décoratives, boisson, couvertures.

Les missionnaires les ont colonisés en tentant de leur interdire leurs croyances, en échange ils offraient les rites catholiques ou protestants.

  • Ils leur ont donné le nom de sauvages.
  • Ils leur ont imposé leur culture et leur mode de vie.
  • Ils leur ont apporté les maladies qui ont décimé quelques nations (Malécites).
  • Ils ont pris possession de leurs territoires ancestraux.
  • Ils ont engagé des soldats contre plusieurs nations.
  • Ils leur fournissent des armes. (Anglais)

À Ville-Marie

Les autochtones menacent continuellement les habitants qui habitent le fort la nuit.

L’ancêtre Jacques Archambault se voit confier la redoute de l’Enfant-Jésus.

1651, le 26 juillet, décès de Denys Archambault, fils de Jacques.

Redoute de l’Enfant-Jésus

« Vers 1650, la plus grande partie des terres qu’on défrichait alors était au nord de la première église Notre-Dame, et comme les travailleurs pouvaient y être attaqués à l’improviste par les Iroquois, M. de Maisonneuve avait eu la précaution de faire construire au-dessus du coteau, une redoute qui leur servait de retraite et de lieu de défense. Elle avait vingt pieds en carré, seize pieds de hauteur, et possédait une cheminée que le froid excessif du pays rendait nécessaire. Mais, dès le mois de février 1654, les défrichements s’étendant plus loin du côté est, il fit construire une seconde redoute au-dessus du coteau Saint-Louis semblable à la première. »

Premier puits notarié de Ville-Marie

En 1658, pour éviter de devoir puiser l’eau dans le fleuve Saint-Laurent, en dehors de l’enceinte du fort, Jacques Archambault signe un contrat avec Chomedey de Maisonneuve pour creuser un puits à l’intérieur du fort.

Dollard et ses compagnons remontent la rivière Outaouais, traversent Carillon et les chutes à Blondeau jusqu’au Long-Sault.

Serment de Dollard des Ormeaux et de ses compagnons dans la chapelle de l’Hôtel-Dieu de Montréal. 1660

Le_serment_de_Dollard_des_Ormeaux (wikimedia.org)

Les conflits perdurent

Il faudra attendre 1665 avant que le roi de France ne se décide à envoyer un régiment (Carignan-Salières) en Nouvelle France.

Massacre de Lachine

En 1689, le 5 août, les Iroquois massacrent les habitants de Lachine.

Le Fort Rémy en 1671 Wikipédia (wikipedia.org)

Bataille de la Coulée-Grou

En 1690, le 2 juillet, une centaine d’Iroquois, sur la rivière des Prairies, font une nouvelle attaque près de la Coulée-Grou au nord-est de l’Île de Montréal.

Guerrier_iroquois (wikimedia.org)

Les acteurs de Ville-Marie

Furent tués au cours du combat :

  • Colombet, commandant ;
  • Joseph de Montenon, sieur de Larue ;
  • Jean Jalot, chirurgien ;
  • Guillaume Richard dit Lafleur, capitaine de la milice de la Pointe-aux-Trembles ;
  • Joseph Cartier dit Larose ;
  • Jean Beaudoin ;
  • Pierre Marsta ;
  • Jean Delpué, dit Parisot ;
  • Nicolas Joly ;
  • Un engagé inconnu de Beauchamp ;
  • Isaac, soldat.

Furent faits prisonniers et brulés :

  • Jean Rainaud dit Planchard ;
  • Jean Grou ;
  • Paschange (de Rennes) ;
  • Le Bohême (Dargan).

Fut fait prisonnier puis relâché :

  • Pierre Payet (absent 3 ans puis relâché en échange d’un chef indien)

Les autres (une dizaine) se réfugient au fort de Folleville (dont Jean Coron)

Bataille de Coulée Grou, entre les Français et les Iroquois (histoire-du-quebec.ca)

Liens des descendants de Jacques avec des acteurs de la Coulée-Grou

Registre de Pointe-aux-Trembles

Registre de Pointe-aux-Trembles 1694 – transcription

Sépulture 10

En marge : Inhumation de ceux qui ont été tués au bas de l’Ile de Montréal

Le 2 novembre 1694, ont été inhumés dans notre cimetière, le commandant dit Frs de Colombet, lieutenant réformé dans les troupes, Jean Jalot, chirurgien, Lafleur, le lieutenant Richard, capitaine du haut de cette paroisse, Larose, canadien, Jean Beaudoin, Pierre Masta, (Jean Dalpé dit Parizeau, Jean Beaudoin ajout en marge) soldats qui ont été tués par les Iroquois dans l’attaque du bout de l’Ile de Montréal, en bas de la Coulée de Jean Grou, le jour de l’Assomption de la Sainte Vierge, 24 juillet. Avons enterré leurs corps du mieux que l’on pouvait faire, sur les lieux dits et les carcasses des ennemis et j’ai fait enlever aujourd’hui les corps de ceux qui seront mis dans une même bière et dans une même fosse : en leur donnant un service dans 8 jours. Le tout fait.

Grasset.

Enfin la Grande Paix de Montréal est signée en 1701

Mais, 400 ans plus tard, tout n’est pas encore réglé.

Coulée-Grou en image 1

Coulée Grou — Wikipédia (wikipedia.org)

Coulée-Grou en image 2

Coulée Grou — Wikipédia (wikipedia.org)

Coulée-Grou en image 3

Coulée-Grou en image 4

Coulée Grou — Wikipédia (wikipedia.org)

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La famille de Jacques Archambault et les Autochtones dans les années 1646-1700 en Nouvelle-France

Lors de notre rencontre à Repentigny pour l’assemblée générale annuelle du 11 juin 2023, Richard Archambault, notre ancien président, nous a livré une intéressante conférence qui démontrait bien les liens que la famille de Jacques Archambault a eu avec les autochtones au début de la colonie. Pour ceux et celles qui n’ont pu assister à cette rencontre qui soulignait en même temps le 40e anniversaire de notre association, voici le contenu de sa présentation PowerPoint.

Les Premières nations du Canada

L’arrivée des Amérindiens en Amérique remonte à 12 000 ans environ, mais de récentes découvertes archéologiques feraient remonter les premières migrations à 40 000 ans. Venant de Sibérie, ils auraient traversé le détroit de Béring, plusieurs fois à sec au cours de la dernière grande glaciation, puis peuplé le continent américain.

Ils tiraient leur subsistance de la chasse et de la cueillette, des activités qui exigent l’accès à un vaste territoire. La pêche était également très importante, tout comme la pêche à la baleine, la chasse au phoque et la capture d’autres espèces marines. Les Autochtones employaient de nombreuses plantes pour les rites religieux et les cérémonies et ils s’en servaient également comme médicaments et comme nourriture.

Dans le territoire qui correspond de nos jours au sud de l’Ontario et le long du Saint-Laurent, les Iroquois pratiquaient l’agriculture et avaient adopté un mode de vie plus sédentaire avant l’arrivée des Européens.

Source : https://www.authentikcanada.com/ca-fr/faq/les-amerindiens

Amérindiens du Québec, peuple des premières nations (aventuresnouvellefrance.com)

Les Iroquoiens

Québec : Wendat (Hurons venant des Grands-Lacs) (établis à Québec vers 1650), Montagnais

Trois-Rivières : Atikamekws et Abénakis

Montréal : Abénaquis et Mohawks

Rencontres

Samuel de Champlain arrive à Québec – George Agnew Reid – 1909 – Histoire de la Nouvelle-France — Wikipédia (wikipedia.org)

Échanges culturels

Les Européens ont appris :

  • à se déplacer sur le territoire : durant la belle saison en canoë (canot d’écorce de bouleau) et durant l’hiver en raquette.
  • à chasser le gibier.
  • à se vêtir avec les peaux (mocassins, manteaux de peaux).
  • à pêcher.
  • à fumer la viande et le poisson.
  • à cueillir les fruits et baies.
  • à cultiver les légumes : courges, citrouilles, maïs, haricots verts.
  • à cultiver le tabac (calumet).
  • à se soigner avec les plantes.

Les Européens ont exploité les membres des Premières Nations

En échange des précieuses fourrures, ils donnaient des objets de pacotille : verre, miroir, perles décoratives, boisson, couvertures.

Les missionnaires les ont colonisés en tentant de leur interdire leurs croyances, en échange ils offraient les rites catholiques ou protestants.

  • Ils leur ont donné le nom de sauvages.
  • Ils leur ont imposé leur culture et leur mode de vie.
  • Ils leur ont apporté les maladies qui ont décimé quelques nations (Malécites).
  • Ils ont pris possession de leurs territoires ancestraux.
  • Ils ont engagé des soldats contre plusieurs nations.
  • Ils leur fournissent des armes. (Anglais)

À Ville-Marie

Les autochtones menacent continuellement les habitants qui habitent le fort la nuit.

L’ancêtre Jacques Archambault se voit confier la redoute de l’Enfant-Jésus.

1651, le 26 juillet, décès de Denys Archambault, fils de Jacques.

Redoute de l’Enfant-Jésus

« Vers 1650, la plus grande partie des terres qu’on défrichait alors était au nord de la première église Notre-Dame, et comme les travailleurs pouvaient y être attaqués à l’improviste par les Iroquois, M. de Maisonneuve avait eu la précaution de faire construire au-dessus du coteau, une redoute qui leur servait de retraite et de lieu de défense. Elle avait vingt pieds en carré, seize pieds de hauteur, et possédait une cheminée que le froid excessif du pays rendait nécessaire. Mais, dès le mois de février 1654, les défrichements s’étendant plus loin du côté est, il fit construire une seconde redoute au-dessus du coteau Saint-Louis semblable à la première. »

Premier puits notarié de Ville-Marie

En 1658, pour éviter de devoir puiser l’eau dans le fleuve Saint-Laurent, en dehors de l’enceinte du fort, Jacques Archambault signe un contrat avec Chomedey de Maisonneuve pour creuser un puits à l’intérieur du fort.

Dollard et ses compagnons remontent la rivière Outaouais, traversent Carillon et les chutes à Blondeau jusqu’au Long-Sault.

Serment de Dollard des Ormeaux et de ses compagnons dans la chapelle de l’Hôtel-Dieu de Montréal. 1660

Le_serment_de_Dollard_des_Ormeaux (wikimedia.org)

Les conflits perdurent

Il faudra attendre 1665 avant que le roi de France ne se décide à envoyer un régiment (Carignan-Salières) en Nouvelle France.

Massacre de Lachine

En 1689, le 5 août, les Iroquois massacrent les habitants de Lachine.

Le Fort Rémy en 1671 Wikipédia (wikipedia.org)

Bataille de la Coulée-Grou

En 1690, le 2 juillet, une centaine d’Iroquois, sur la rivière des Prairies, font une nouvelle attaque près de la Coulée-Grou au nord-est de l’Île de Montréal.

Guerrier_iroquois (wikimedia.org)

Les acteurs de Ville-Marie

Furent tués au cours du combat :

  • Colombet, commandant ;
  • Joseph de Montenon, sieur de Larue ;
  • Jean Jalot, chirurgien ;
  • Guillaume Richard dit Lafleur, capitaine de la milice de la Pointe-aux-Trembles ;
  • Joseph Cartier dit Larose ;
  • Jean Beaudoin ;
  • Pierre Marsta ;
  • Jean Delpué, dit Parisot ;
  • Nicolas Joly ;
  • Un engagé inconnu de Beauchamp ;
  • Isaac, soldat.

Furent faits prisonniers et brulés :

  • Jean Rainaud dit Planchard ;
  • Jean Grou ;
  • Paschange (de Rennes) ;
  • Le Bohême (Dargan).

Fut fait prisonnier puis relâché :

  • Pierre Payet (absent 3 ans puis relâché en échange d’un chef indien)

Les autres (une dizaine) se réfugient au fort de Folleville (dont Jean Coron)

Bataille de Coulée Grou, entre les Français et les Iroquois (histoire-du-quebec.ca)

Liens des descendants de Jacques avec des acteurs de la Coulée-Grou

Registre de Pointe-aux-Trembles

Registre de Pointe-aux-Trembles 1694 – transcription

Sépulture 10

En marge : Inhumation de ceux qui ont été tués au bas de l’Ile de Montréal

Le 2 novembre 1694, ont été inhumés dans notre cimetière, le commandant dit Frs de Colombet, lieutenant réformé dans les troupes, Jean Jalot, chirurgien, Lafleur, le lieutenant Richard, capitaine du haut de cette paroisse, Larose, canadien, Jean Beaudoin, Pierre Masta, (Jean Dalpé dit Parizeau, Jean Beaudoin ajout en marge) soldats qui ont été tués par les Iroquois dans l’attaque du bout de l’Ile de Montréal, en bas de la Coulée de Jean Grou, le jour de l’Assomption de la Sainte Vierge, 24 juillet. Avons enterré leurs corps du mieux que l’on pouvait faire, sur les lieux dits et les carcasses des ennemis et j’ai fait enlever aujourd’hui les corps de ceux qui seront mis dans une même bière et dans une même fosse : en leur donnant un service dans 8 jours. Le tout fait.

Grasset.

Enfin la Grande Paix de Montréal est signée en 1701

Mais, 400 ans plus tard, tout n’est pas encore réglé.

Coulée-Grou en image 1

Coulée Grou — Wikipédia (wikipedia.org)

Coulée-Grou en image 2

Coulée Grou — Wikipédia (wikipedia.org)

Coulée-Grou en image 3

Coulée-Grou en image 4

Coulée Grou — Wikipédia (wikipedia.org)

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